CHRONIQUES TARCIENNOISES D’HIER

Destins tarciennois: Marcel François MASSIN, écrivain et poète

Jean-Luc Liessens m’a gentiment transmis récemment un beau paquet d’archives personnelles diverses parmi lesquelles figure la photocopie d’un recueil de textes, recueil malheureusement incomplet . 
Sur la page de couverture, on peut lire: 

Marcel François MASSIN 

 L’VÎ TÔRCÈNE

Patwès & français

CHARLEROY Pages choisies

Portraits oubliés

Il s’agit d’une vingtaine de textes écrits en prose ou en vers, en wallon ou en français qui tous, ou presque, témoignent de la vie passée de… Tarcienne et de ses habitants !
L’auteur de ces lignes ? Marcel François MASSIN.

Pourquoi le village de Tarcienne était-il un sujet de prédilection de Marcel-François MASSIN ?  Sa généalogie allait me le faire comprendre.

Marcel François MASSIN est né à Marchienne-au-Pont le 23 avril 1909.
Ses parents étaient Pierre MASSIN et Anna Marie Joseph  RENARD laquelle était la fille d’Auguste RENARD et la sœur de Joseph RENARD, maréchaux-ferrants : « l’vî marchau » et « l’marchau

Et à ces deux-là, Marcel François vouait une immense admiration qui transpire dans nombre de ses textes relatifs à Tarcienne, la plupart écrits en patois.  Par ailleurs, si l’auteur mentionne très souvent ses oncle et grand-oncle forgerons, il cite également beaucoup d’autres Tarciennois et Tarciennoises   qu’il nomme très souvent par leurs « spots » : Dolphine, l’tchôrli, l’marchau, l’tchèron, l’Tiquet, Mélina, l’grosse Irma, l’grosse Mérance, l’gros Françwès, Titiche…

Je ne résiste pas au plaisir de partager le premier texte du recueil.
Il est intitulé « Em’villadje ». C’est savoureux, plein de poésie, de personnages truculents… et de « spots » dont certains me sont familiers et d’autres, inconnus.

Marcel François Massin fit son service militaire au 2ème  Régiment de Chasseurs à Pied de Charleroi, probablement en 1929. Plus tard, devenu membre de l’Amicale Nationale des Chasseurs à Pied, il collabora à « Le Cor de Chasse », bulletin de cette amicale.
C’est dans cette revue que j’ai appris qu’il était Membre du Pen Club InternationalSociétaire de l’Association des Ecrivains belges et Titulaire de l’Association Royale des Ecrivains Wallons.


Sur les sites Internet de « La Maison de la Poésie et de la langue française de Namur » et de « El môjo des Walons », on trouve respectivement une bibliographie assez fournie et les titres de nombreux textes publiés dans la revue wallone « El Bourdon », parmi lesquels la plupart titres des textes que Jean-Luc m’a transmis. Les voici :

Bibliographie.
Le présent dit S.V.P., 1970
Mutation, 1974
En sursis, 1975
En mordant le nuage, 1976
L’envol, 1980
Quand la brume s’élève, 1976
Nocturne 78, 1978
Esquilles, 1975
La foire, 1976
Le petit grand A de l’art, 1979

Textes parus dans la revue wallonne « El Bourdon » :
Echos et nouvelles (El Bourdon n°377)
El grand feu (El Bourdon n°435)
Quand on cujeut l’ pwin (El Bourdon n°447)
Lorsque (El Bourdon n°314)
L’ papi s’ lé s’scrîre ! (El Bourdon n°315)
Come si vos î èstî (El Bourdon n°319)
L’Hindou du cinéma « Montagne » (El Bourdon n°335)
John Warwick, Maître de danse et de maintien (El Bourdon n°340)
Li grand feu (El Bourdon n°333)
Carlos de Radzitzky n’est plus (El Bourdon n°376)
Charleroi (El Bourdon n°392)
Alfred, l’ facteûr d’avant quatôze (El Bourdon n°446)
L’Clôsière (El Bourdon n°323)
Femme ! (El Bourdon n°324)
El fôge (El Bourdon n°328)
Charleroi – bonne Ville (El Bourdon n°329)
2. Georges BENEDIKT (El Bourdon n°330)
Sans titre (El Bourdon n°331)
Le dernier Bal au Trianon (El Bourdon n°332)
L’ pètite rintréye (El Bourdon n°318)
Ma ville (El Bourdon n°378)
Ernest, maître-nageur (El Bourdon n°343)
Ami (extrait de: En mordant le nuage) (El Bourdon n°344)
Verstegen, Vanderveke deux Carolos de marque (El Bourdon n°345)
Nicolas, l’homme du grand hôtel (El Bourdon n°348)
Charleroi (El Bourdon n°349)
Li maujone (El Bourdon n°351)
Charleroi bonne ville – Ses personnages oubliés: Pierre Charles (El Bourdon n°353)
Ma ville (El Bourdon n°355)
Vos grands-mères étaient-elles donc si sages (El Bourdon n°356)
Il y avait… (El Bourdon n°359)
Sans titre (El Bourdon n°362)
Sans titre (El Bourdon n°363)
Ma ville en flashes 14/18 (El Bourdon n°364)
Robert Goffin et nous, par delà le Jazz (El Bourdon n°368)
Si peu (El Bourdon n°369)
Trois-quart de siècle ! (El Bourdon n°371)

J’ignore quand, précisément, est décédé Marcel François MASSIN. Probablement au début de l’année 1992. Car c’est dans son numéro 78 d’avril 1992 que « Le Cor de Chasse » lui rendit un vibrant hommage.

Je ne manquerai pas de partager avec vous d’autres textes de Marcel François MASSIN, un artiste incontestablement tarciennois amoureux de son village et… trop peu connu.

Sources :